Après la présentation de l’iPhone 3G hier, ce que l’on retient, avant même les specs techniques de l’engin, c’est la réduction drastique du prix de vente.

On connaissait Apple assez variable sur la question des prix (rappellez-vous les 200$ de moins consentis sur l’iPhone 2 mois après sa sortie), mais il faut reconnaitre que l’annonce des prix qui a suivi la présentation de l’appareil a pris pas mal de monde à contre-pied, même nos amis analystes qui ont du replonger le nez dans leur bol de cocaïne pour essayer de (re)faire des prévisions.

Oui, c’est possible de sortir un produit mieux pour moins cher, la preuve.

Pour se rassurer devant ce chamboulement qui balaye les repères les plus élémentaires (Apple = cher), les analystes se raccrochent à ce qu’ils peuvent.

  • Chez iSuppli, on reconnait que les prix de la mémoire baissent.
  • Chez Gartner, on dit que la 3G a du coûter « moins cher que ce qu’elle aurait coûté l’année dernière » (sérieux?)
  • Chez ceux qui ont encore un prêt à la consommation ouvert suite à l’achat du premier modèle, on dit que forcément, le nouveau, tout en plastique (brillant en plus) fait plus cheap, plus produit de consommation courante que l’ancien modèle.

Mais ce sur quoi à peu près tout le monde est d’accord, c’est que mathématiquement, tous ces éléments n’expliquent pas le prix de départ de l’appareil. On s’accorde donc à dire que des subventions opérateurs doivent se cacher quelque part.

Ce qui tendrait à prouver qu’Apple n’a pas hésité à remettre en question son business model, quitte à perdre sur les ventes hardware pour se rattraper sur le soft via, par exemple, l’App Store.

Mais surtout, ce que ça représente c’est un autre idée préconçue qui pourrait être balayée:

Apple écoute ses clients.

WTF?!?
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