Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour une fois la (le?) keynote d’ouverture de la WWDC aura fait plaisir.

En plus, il faisait beau.
En un peu moins de 2 heures, Apple a en effet présenté les mises à jour hardware des MacBook Air et MacBook Pro, un tout nouveau MacBook Pro 15″ Retina Display, Mountain Lion et iOS 6, rien que ça !
//HARDWARE
Côté hardware Ivy Bridge, la dernière version des CPU Core iX d’Intel, débarque donc sans surprise pour remplacer les actuels Sandy Bridge arrivés début 2011. La RAM passe à 4 Go en dotation standard (extensible à 8 Go).

Pingrerie habituelle, si les MacBook Air restent bien évidemment équipés de SSD dès la version de base (128 Go extensible à 512 Go) les MacBook Pro 13″ et 15″ (hors Retina Display), eux, démarrent toujours en standard avec un pauvre HDD de 500 Go tournant à 5400 tr/min. Ah bon, on est en 2012 ?
On rigole, on rigole, n’empêche que la Pomme, à la surprise de l’Univers tout entier, a décidé d’équiper tous ses portables (Air et Pro, donc) en USB 3. Si.
Grande est la surprise car il faut avouer qu’on pensait qu’Apple, dans son entêtement habituel, tenterait de pousser Thunderbolt comme connectique très grande vitesse un peu plus longtemps. Il semble cependant que la firme ait fait un « reality-check » et procède à la même distinction qu’à l’époque du duel Firewire/USB 2: Thunderbolt pour les professionnels exigeants, USB 3 pour la plèbe.
Dans le même ordre d’idée, la firme a découvert que des êtres humains peuplaient la Terre et qu’ils utilisaient massivement le HDMI pour relier leurs appareils à leurs écrans. Apple a donc aussi décidé de l’adopter sur ses portables après l’avoir proposé sur le Mac mini. Mais dans un premier temps uniquement sur sa gamme Pro, on ne se refait pas.
La vraie nouveauté, le MacBook Pro 15″ Retina Display, correspond peu ou prou à tout ce que vous attendiez d’un portable sans avoir jamais osé le demander. On revient dessus ICI.

Côté desktops, seul le Mac Pro a eu droit à une mise à jourette (c’est comme une mise à jour mais en plus petit) avec l’apparition d’une version 12 core pour les collectionneurs, et c’est tout. Pour le reste, iMac et Mac mini, on repassera plus tard pour Ivy Bridge.
Enfin, notons tout de même la mise à jour de la vénérable borne Airport Express qui change discrètement de design en abandonnant son look d’adaptateur secteur pour passer à form factor rappelant l’Apple TV, mais en blanc.
//SOFTWARE
iOS 6
Ne nous mentons pas, à la base ce que nous attendions, c’était de voir ce qu‘Apple allait sortir de son chapeau pour iOS 6.
iOS 5 constituait déjà une belle avancée, iOS 6 apporte a priori 200 nouveautés mais très peu sont à considérer comme des killer apps.
Conformément aux rumeurs, Apple se détache donc de Google Maps pour proposer son propre service dans Plans, agrémenté en sus de son propre système de navigation. Très bonne fonctionnalité qui risque de contrarier les cadors du secteur comme TomTom ou Navigon.

Autre rumeur confirmée, Facebook fait également son entrée dans l’OS mobile avec une implémentation similaire à celle de Twitter depuis iOS 5.
Apple dévoile Passbook qui semble être une app permettant de centraliser les billets, tickets, coupons de réductions et autres cartes de fidélité. Assez pratique si c’est adopté aux services dispos en France et qui permettra peut-être d’arrêter de faire des copies d’écrans sauvegardées dans la pellicule de son iPhone

Plus globalement, du côté des autres nouveautés, notons:
- La mise à jour de l’app Téléphone qui n’avait pas trop bougé depuis le début de l’iPhone
- La mise à jour de Siri qui diversifie ses activités et peut aussi ENFIN lancer des applications (qui a dit « comme sur mon SGS II » ?) et être utilisé en voiture (aucun constructeur Fr pour le moment)
- Safari utilise iCloud pour synchroniser les signets (Alleluia)
- Le Centre de Notifications se pare d’une fonction « Do Not Disturb » (ne pas déranger) emprunté au monde merveilleux du Jailbreak
- FaceTime fonctionne désormais aussi sur le réseau 3G/3G+ (coucou Jailbreak encore)
- Le Flux de photo (Photo Stream) peut désormais être partagé avec d’autres utilisateurs
- L’app Mail s’étoffe un peu et prend désormais en charge les correspondants VIP et, INCROYABLE, on peut désormais ajouter une pièce jointe DEPUIS l’email !!!
Mise à dispo cet automne et surprise, le premier iPad ne sera pas pris en charge par cette version. Alors que l’iPhone 3GS, lui, oui. Allez comprendre.
Moutain Lion
Du côté de Mountain Lion qui, du strict point de vue de l’utilisateur, est un gros service pack pour Lion plus qu’autre chose (comme Leopard et Snow Leopard) on notera tout de même l’arrivée du mode dictée utilisable un peu partout dans l’OS (pas uniquement sur le traitement de texte, donc) et de la fonction PowerNap qui permet à la machine d’effectuer quelques tâches même en étant en veille. Ca commence comme ça, ça finit avec Skynet.
Côté jeu, le Game center arrive aussi sur OS X, ça on le savait, mais avec lui, la possibilité de jouer cross plateforme contre des joueurs sur iOS (coucou Sony !). Le mode Mirroring via AirPlay arrive aussi, même si pour le jeu, je ne suis pas trop convaincu (à moins de jouer à Myst ou d’avoir un faible pour le lag de 12 secondes).
Comme vu précédemment sur iOS, Safari utilisera iCloud pour synchroniser ses signets.
La surprise c’est que Mountain Lion sera disponible dès juillet au tarif de 15,99 EUR, ce qui est plutôt sympa.
//L’avis du JDM
Ca ne se lit peut-être pas en raison du ton cynique employé dans l’article mais nous au JDM sommes assez bluffés par ce qu’Apple a fait.
Cette keynote aura renoué avec son glorieux passé et tiré dans tous les sens, côté software comme côté hardware. Apple a fait plaisir à pas mal de monde et même si l’on peut déplorer la relative absence d’effet WAOUH (copyright Flavie Flament) d’iOS 6 et Mountain Lion, on ne peut que saluer la qualité générale de ce qui a été présenté. C’est là qu’on voit à quel point Apple maîtrise son sujet. Caler 2 mises jour d’OS, une mise à jour hardware et un lancement de produit le même jour, dans n’importe quelle autre boite du secteur, ça serait interprété comme un suicide. Là Tim Cook et sa bande débarquent et balancent en une fois l’équivalent du contenu de toutes les keynotes de 2011, à la cool.
Voila qui permettra aux personnes s’étant mis récemment à suivre ces keynotes de mieux comprendre le phénomène et pourquoi elles suscitent autant d’attention et d’attente de par le monde.
Un seul mot pour Apple: beau boulot les gars.






Le Journal du Geek
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